Exposition Collective 01

"La Vague #2" - exposition collective

du 05 novembre 2014 au 21 décembre 2014 - Galerie du CAP - Quartz - Brest
Vernissage le 07 novembre 2014
© mosaïque d'images de
Réunir ses proches, retrouver les amis, rassembler des compagnons de route d’une aventure photographique en Finistère ; tel est le sens de la Vague, exposition collective. Retrouver des Brestois photographes et/ou évoquer Brest comme source de création photographique ; voila les objectifs de ce projet. Et se dire que c’est exactement ça «la Vague #2» ; la définition progressive des contours d’une nouvelle scène photographique en Finistère. Chacun des photographes de la Vague amène avec lui son bagage d’images, ses références assumées, ses trucs et détours créatifs.

Chaque photographe nous propose une vision du monde et ouvre une fenêtre singulière sur le réel.
Plusieurs d’entre eux sont diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, une formation reconnue internationalement dans le milieu de l’image, mais d’autres, sont juste des autodidactes ou des amateurs passionnés. Tous ensemble, ils forment un panorama significatif des questions et problèmes qui traversent le champ de la photographie actuelle : approches du paysage urbain ou rural, frontalité, démarche sérielle, rapport au temps et aux matières, relation à la peinture, question picturale, représentations des corps, métamorphoses visuelles, documentation de conflits et de luttes, expérimentations formelles et poétiques…

Leurs approches multiples nous permettent aujourd’hui d’exploser les formes plus classiques de l’exposition photographique en ouvrant quelques possibles dans la monstration de leurs travaux.
Le pari est bien celui de la découverte mais aussi de la création de significations nouvelles par les rapprochements des dissemblables.
Nous vous invitons à découvrir ainsi cette mosaïque d’images et d’univers ; témoignage d’une vivacité locale du monde de l’image fixe à Brest mais aussi de la dynamique globale du domaine de la photographie contemporaine.

François-nicolas L’Hardy


Franck Caillet, né à Vannes en 1967, vit à Concarneau. Après une licence de biologie cellulaire à Rennes en 1988, il est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles en 1992. Il a été pendant longtemps compagnon de route et est resté proche du CAP. Il a mis en place le site Internet du Centre et a mené plusieurs ateliers photographiques au sein de l’association avant de partir vers d’autres rives. Revenu aujourd’hui en Finistère, il y poursuit ses expérimentations photographiques personnelles précis dans ses mises en place et conscient parfaitement de ses références photographiques.

« Dans “L’autre rive”, l’image est le résultat brut de l’expérience physique et photographique de l’observation. En somme, il s’agit d’une vérification sur la capacité matérielle et sensible du dispositif photographique à enregistrer une durée, à restituer une sédimentation. L’ailleurs lumineux met le regard en désir : Que se passe-t-il ? Qui vit là-bas sur l’autre rive ? Je me suis donc intéressé à éprouver cette contemplation. Face aux paysages maritimes, j’ai laissé le film enregistrer ma présence. Le boîtier contre moi, j’essayais vainement de rester immobile. » - Franck Caillet

Mélina Jaouen est née à Brest en 1986. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, son travail entremêle photographie et vidéo en y associant les registres de la performance, de la danse, de la sculpture et de la peinture. Mélina Jaouen saisit, à travers ses images fixes ou en mouvement, la (dé)construction des corporalités. Son univers révèle un monde baroque et sensuel, à la fois archaïque et proche des fantasmes liés à la science-fiction.
Le théâtre corporel de Mélina Jaouen est celui des métamorphoses. Les scènes sont gorgées d’êtres hybrides, peuplées de monstres aux corps fragmentés, de chimères aux organes prothétiques. Les peaux deviennent substances, les corps sculptures. Les matérialités mouvantes des corps et des identités se contorsionnent et se distendent. Elles luttent dans un double et indissociable mouvement de présentation et de disparition, pour finalement, émerger dans leurs effacements.


Laëtitia Donval est née en Bretagne en 1981, elle vit et travaille à Brest. Diplômée de l’Ecole nationale supérieure de la photographie d’Arles avec les félicitations du jury en 2007. Elle est proche du CAP depuis son arrivée à Brest et elle a animé et encadré plusieurs workshops pour le Centre, a assisté Klavdij Sluban lors de son atelier en 2011. Elle a mené plusieurs ateliers en lycées agricoles à Morlaix et Lopérec notamment, mais aussi à la Maison d’Arrêt de Brest en collaboration avec le CAP et la Ligue de l’enseignement. Elle travaille et vite à Brest mais fabrique beaucoup de ses images ailleurs au gré de ses résidences d’artiste. C’est le cas de sa série en noir et blanc « les Lisières » réalisée en résidence dans un lycée agricole. Son travail interroge notre communauté humaine de manière organique, procédant par immersions sur des territoires liés à son histoire personnelle et à son espace sensible. En 2010, elle auto-publie son premier livre, Nerves. Elle a depuis publié Bombed, 2013 (Filigranes éditions) et Fluent, 2014 (Poursuite editions). Elle est représentée par Documents d’artistes Bretagne. www.ddab.org/donval

Nolwenn Brod est née en 1985 à Brest. Diplômée de l’école des Gobelins en 2009, elle poursuit depuis quelques années un ensemble de travaux photographiques orientés vers l’étude des rapports du corps et de l’espace. Ses photographies interrogent la place de l’homme dans le paysage en tant que représentation physique de son univers mental. La série “Ar Gouren et autres visions“ rassemble un travail photographique et vidéo consacré à la lutte bretonne dans sa tradition comme dans sa modernité. Elle a notamment travaillé avec deux lutteurs de Brest pour la réalisation de son film "Lutte au crépuscule". Nolwenn Brod est représentée depuis 2014 par la Galerie Vu à Paris.

Vincent Gouriou, né en 1974 à Concarneau, vit à Brest où son travail photographique le conduit à explorer l’intime, l’identité. Il développe à travers ses images une obsessionnelle quête du vrai, de sincérité et de simplicité à travers des corps et des visages, des êtres, des portraits parfois énigmatiques. Il s’intéresse à la condition humaine au travers des différentes étapes de la vie et des transformations du corps : l’enfance, l’adolescence, la vieillesse, la maladie, l’identité sexuelle…
Depuis 2012, des expositions collectives jalonnent son parcours dont les dernières à la BnF en tant que coup de cœur de la Bourse du Talent # 54 « Portrait », au 104 lors du Festival CIRCULATION(S) de la jeune photographie européenne et bientôt au Mois de la Photo à Paris à la galerie Catherine Houard.
Il présente ici des portraits d’adolescents de la série “le passage” : des sujets en flottement remplis de doutes et de troubles propre à cette période de la vie. Il propose également un extrait de sa série en cours sur le groupe activiste des Femen qui utilisent leur corps et leur nudité comme arme pacifique.

Michel Poulain, vit et travaille à Brest. Photographe autodidacte et passionné, ancien stagiaire du Centre au début des années 2000. Ses séries photographiques sont réalisées avec précision et avec à chaque fois une forte implication personnelle dans chacun de ses sujets. La série des « Locaux disponibles » fait l’objet d’une édition livre et affiche à la Petite librairie et l’Eglise de la Petite Folie avec un texte d’Arnaud Le Gouëfflec.

Camille Guillevic vit et travaille à Bruxelles. Ancienne élève de l'école des Beaux-arts de Rennes en 2008, puis diplômée de l’école des arts de l’image "le 75" à Bruxelles, où elle a suivi la formation d'Hugues de Wurstemberger (H2W). Elle réalise des séries photographiques en noir et blanc et en couleurs où se mêlent avec finesse intimité, humour et poésie. Le CAP présente aujourd’hui sa série « Ode à l’intime » dans un accrochage original. A l'invitation de François-nicolas L'Hardy, elle vient de débuter un travail de création en résidence à Brest et sur l’île d’Ouessant. Affaire à suivre…

Inscription NewsLetter